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Nutrition

Médecines traditionnelles et petites plantes ne sont pas sans danger !

Médecines traditionnelles et petites plantes ne sont pas sans danger !
 
Une revue récente fait le point sur les données de la littérature scientifique concernant les maladies hépatiques liées à la consommation de plantes ou de médecine traditionnelle.



Les auteurs reconnaissent que le nombre d’étude est faible et que bien souvent le médecin oublie de demander au patient s’il est adepte de médecine traditionnelle ou de compléments alimentaires à base de plantes.

La médecine traditionnelle et les compléments naturels représentent aux USA un marché de 180 milliards de dollars. Environs 20% des  américains avouent utiliser ce type de produits. Les auteurs font remarquer également que 30 à 40% des patients hospitalisés pour des troubles hépatiques ne disent pas qu’ils prennent des extraits de plantes. Ceci est une des raisons de la sous évaluation des risques potentiels de ces produits sur le foie.


En Europe et aux USA, les extraits de plantes sont consommés sous forme d’extraits brutes (racines, feuilles, fruits) et en plus faible quantité sous forme de préparations comme le propose  les médecines traditionnelles Chinoise ou Ayurvedique.
Ces dernières sont des assemblages de plantes et parfois associés avec des minéraux (ayurveda) et la présence de métaux lourds  comme le plomb, le mercure ou l’arsenic  a été identifiée dans certaines préparations.
 
Des études épidémiologiques réalisées en Europe et aux USA permettent néanmoins d’estimer à environs 11% le cas de maladies hépatiques causées par la prise d’extraits naturels et dans 5 à 10% des cas, des problèmes hépatiques aigus liés à l’interaction médicaments-plantes. Les auteurs soulignent également que 13% des hepatites E seraient en effet causées par la prise d’extraits végétaux.
Certaines plantes sont plus toxiques que d’autres et les nouvelles venues sur le marché ne sont pas forcément bien étudiées quant à leurs effets hépatiques.

La revue donne quelques exemples de toxicité avérée de certaines plantes pourtant encore consommées.

Le chardon à glue (atractylis gummifera), plante méditerranéenne,  souvent confondue avec scolynmus hipanicus, utilisée dans l’antiquité comme pâte à mastiquer, mais également pour ses propriétés anti pyrétiques (fièvre) et diurétiques.

Ce chardon est très toxique du fait de  la présence en quantité importante d’actractyloside et  d’oxyatractyloside dans les racines de la plante. Ces molécules sont des inhibiteurs de la phosphorylation oxydative de la mitochondrie et plusieurs centaines de cas de toxicité hépatique ou rénale ont été rapportés, impliquant dans la majorité des cas des enfants.
Les premiers symptômes apparaissent quelques heures après ingestion et se caractérisent par des nausées, vomissements, de l’anxiété et des douleurs abdominales. Le plus souvent l’intoxication conduit à une transplantation hépatique.
 
Ma huang (ephedra sinica) est utilisé en médecine traditionnelle chinoise  comme décongestionnant nasal et bronchodilatateur mais aussi dans certaines préparations pour perdre du poids.


Une meta analyse destinée  à montrer les effets du Ma huang sur la perte de poids a mis en évidence des problèmes psychiatriques, gastro-intestinaux, des palpitations cardiaques et de graves troubles hépatiques lors d’une utilisation à long terme de cet extrait de plantes.

Dans cette revue il est également question de toxicité hépatiques liées à la consommation d’extraits d’Aloé vera, de compléments supplémentés en vitamine A, d’extraits de réglisse pouvant interagir avec le métabolisme de certains médicaments.

L’utilisation d’extraits naturels, en vente libre, n’est donc pas sans danger. On a trop souvent tendance à croire qu’un extraits naturel est moins dangereux qu’un médicament allopathique.

Trop peu d’études sont réalisées sur les risques toxicologiques de ces extraits. La réglementation européenne n’exige pas de tests d’innocuité sur les compléments alimentaires (ni de test d’efficacité).

Les médecins ne sont pas non plus suffisamment averti de ces risques potentiels et devraient questionner leurs patients avant toute prescription.

Alors soyez vigilants, n’abusez pas trop de petites plantes et questionnez votre médecin ou pharmacien avant de vous lancer dans une thérapie »verte » car les les conséquences peuvent conduire à la greffe de foie…
 
 
 
 


5 commentaires pour Médecines traditionnelles et petites plantes ne sont pas sans danger !:

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Bruno Lumpet on lundi 11 février 2013 16:47
afin de porter ma pierre à l'édifice, voici mon témoignage : Le 7 décembre 2012, deux semaines après une cure ayurvédique au Sri Lanka, j’ai perçu les premiers symptômes de ce qui se révéla être une hépatite non virale. J’ai 55 ans et n’avais jamais eu de problème de foi auparavant. Les vertiges, nausées et douleurs abdominale diminuèrent assez vite en intensité vers la fin décembre (sans passer par la case « jaunisse ») mais n’ont pas totalement disparu aujourd’hui. Une échographie abdominale faite en décembre ne mis en évidence aucun problème particulier : le foi et les organes adjacents sont normaux. Le test sanguin de ce lundi 4 fév. démontre que l’hépatite est en régression depuis les analyses de décembre et janvier mais est toujours là. Les causes de l’hépatite non infectieuses n’ont pas été trouvées, mon médecin soupçonne les médicaments ayurvédiques, que j’avais continué à prendre jusqu’aux premiers symptômes. Je n'ai malheureusement pas trouvé de laboratoire qui accepte d'analyser les médicaments ayurvedique que j'ai ramenés.
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Xenelys on mardi 12 février 2013 07:53
Bonjour et merci pour ce témoignage. Si vous avez les noms précis des composant de votre médecine ayurvédique, nous pouvons éventuellement faire une recherche dans la littérature scientifique. Il peut s'agir d'une action pharmacologique bloquant une voie de transport et d'élimination des xénobiotiques Vous pourriez tenter de convaincre un laboratoire CNRS travaillant sur les mécanismes de détoxication et utilisant des hépatocytes. Vous avez les laboratoires de Phlippe Baune à Paris 6 ou Patrick Maurel à Montpellier.
Répondre au commentaire
 
bruno lumpet on mardi 12 février 2013 21:00
Merci pour votre réponse Le médecin ayurvedique m'a en effet donnée le nom de la substance active. Il s'agit de l"Ekaveriya". Le nom botanique serait "Rauwolfia serpentina". Cette substance est utilisée pour soigner l'hypertension. J'ai lu sur internet qu'elle est aussi utilisée comme antidote au poison de certain serpent.


Xenelys on mercredi 13 février 2013 07:29
Après quelques recherches, il semblerait que la molécule responsable de vos problèmes serait la reserpine. Cette molécule présente dans les racines de Rauwolfia serpentina est utilisée pour ses propriétés anti-hypertension,hypo-cholesterolhémiante. La reserpine augmente le transport de cholestérol dans le foie, donc baisse de la concentration dans le sang. Seulement la reserpine est un oxydant puissant entrainant des dommages au niveau cellulaire et amenuise ses fonctions.Le cholestérol n'est plus éliminé par le foie en acide biliaires probablement ce qui entraine un syndrome hépatique. Une étude suggère la prise concomitante de thé vert pour contrecarré le stress oxydatif mais il s'agit d'une seule étude réalisée chez l'animal. https://www.jstage.jst.go.jp/article/jts/34/1/34_1_77/_pdf


Bruno Lumpet on mercredi 13 février 2013 10:21
Merci beaucoup pour votre réponse et pour les recherches que vous avez effectuées. Le faisceau d'indice qui incrimine la cure d'Ayurveda comme étant la cause de l'hépatite toxique se resserre. Cela m'aide beaucoup (et me rassure d'une certaine manière) car cela élimine une éventuelle cause "cachée", ce qui serai un sujet d'inquiétude. Merci encore

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