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Nutrition

Phyto-oestrogènes et ménopause: une revue fait le point


La ménopause est un moment clé dans la vie d’une femme. Avec l’allongement de la vie, les femmes passent en moyenne un tiers de leur vie au stade ménopause. La ménopause  arrive en moyenne vers 51,4 ans et se caractérise par une baisse de production de 17-b-œstradiol et une augmentation de production de FSH (follicule Stimulating Hormone) par l’ovaire.
Ces changements hormonaux se traduisent souvent par des phénomènes physiologiques souvent mal vécus (prise de poids, bouffées de chaleur, vertiges, anxiété, sècheresses vaginales, insomnies).
Au cours de la ménopause il y a une aggravation des risques :
1) de développement de troubles cardiovasculaires avec une augmentation du LDL-cholestérol,  
2)d’ostéoporose,
3)de prise de poids.
Les œstrogènes sont produits par les ovaires à partir du cholestérol et participent au  développement et maintient des caractères sexuelles féminins (poitrine, morphologie, distribution du tissus adipeux)  ainsi qu’à la fonction de l’appareil reproducteur.

Des récepteurs aux œstrogènes sont présents non seulement dans les organes sexuelles (seins et utérus) mais aussi dans le cerveau, le cœur, les os, les reins, les poumons.

Les bouffées de chaleur sont un symptôme caractéristique de la ménopause. Cette sensation de chaleur s’accompagne souvent de palpitations. Les bouffées de chaleur peuvent entrainer des troubles du sommeil, de l’anxiété, une baisse d’efficacité au travail, une altération de la vie sociale.
La baisse du taux d’œstrogène serait la principale cause de ce symptôme. Les œstrogènes pourraient agir au niveau cérébral sur les mécanismes thermorégulateurs.

Pour atténuer les bouffées de chaleur et les autres effets secondaires à la ménopause, une hormonothérapie est souvent mise en place par l’intermédiaire d’hormones de synthèse. L’hormonothérapie atténue les bouffées de chaleur, ralenti l’ostéoporose et diminue les risques cardiovasculaires en abaissant le taux de LDL-cholestérol. 
Cette hormonothérapie est efficace dans la plupart des cas mais certaines études ont montré une augmentation des risques de développer certains cancers comme celui du sein ou des risques de thrombose.
Face à ces risques certaines personnes se tournent vers des alternatives naturelles comme l’utilisation de phyto-œstrogènes développés en phytothérapie. 

Phyto-œstrogènes :
Les Phyto-œstrogènes  sont des molécules produites par les plantes et qui possèdent des analogies structurales avec les œstrogènes.
Ce sont en quelque sorte des « perturbateurs endocriniens » végétaux !   Ces molécules ont la capacité de se lier aux récepteurs des œstrogènes et d’inhiber l’apparition des symptômes de la ménopause.
Ces effets sont bien documentés dans des populations consommant beaucoup d’aliments à bases de soja par exemple.

Les phyto-oestrogènes sont divisés en 4 grands groupes :
les stylbènes, les isoflavones,les lignans et les coumestans.

figure extraite de la revue publiée par :










Le stylbène le plus connus est le resveratrol, les isoflavones les plus étudiées sont les extraits de soja et la génistéine.   Les lignans sont présent en large quantité dans notre alimentation, principalement dans les céréales. Les coumestrol est surtout présent dans les graines de tournesol.

Ces molécules comme la génisteines ont la capacité de se lier aux récepteurs des oestrogènes et mimer leurs effets mais cette liaison est moins forte et les effets moins efficaces à des doses identiques (tests en culture cellulaire). Certains effets seraient différents selon la dose, d’autres auront des effets non désirés.
La génistéine en gavage chez le rat perturbe le développement des organes sexuels du fœtus,  le resveratrol à forte dose peut entrainer des troubles hépatiques, rénaux et une baisse du nombre des hématies (globules rouges).

Les effets des isoflavones (soja) sur les bouffées de chaleur sont relativement bien documentés par des études épidémiologiques réalisées en Asie. Des corrélations entre consommation de phyto œstrogènes et baisse du nombre de cas de cancers du sein existent également.
Néanmoins les effets sont très variables d’une femme à l’autre et les études sont insuffisantes pour établir une dose maximale tolérée chez la femme. Les doses peuvent être relativement élevées avec le développement de compléments alimentaires et de la phytothérapie.
Il y a donc des alternatives naturelles pour atténuer les effets de la ménopause, ce qu’il manque ce sont des études suffisamment sérieuses et nombreuses pour adapter les consommations à chaque personne. Les extraits végétaux sont trop souvent à tort considérés comme sans danger, les phyto-oestrogènes doivent être maniés avec précaution. Cela ne vous empêche pas d’apprécier des aliments à base de germes de Soja, ou autres végétaux et fruits.
Une alimentation adaptée à l’âge et aux changement de mode de vie permet aussi de mieux passer ce cap.        

référence:

J Steroid Biochem Mol Biol. 2014 Feb 28;143C:61-71. doi: 10.1016/j.jsbmb.2014.01.016. [Epub ahead of print] Review


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