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Nutrition

La vitamine D: pas qu'une histoire d'OS !


Les vitamines sont des molécules organiques nécessaires à la vie et qui n’ont aucune valeur énergétique. L’homme peut les synthétiser mais pas en quantité suffisante. Les principaux apports en vitamine viennent de l’alimentation. D’autres sources de vitamines sont possibles ; les bactéries intestinales produisent la vitamine K ou la peau qui sous l’action des Ultra-violet synthétise de la vitamine D.  Les vitamines interviennent  dans la plupart des cas comme cofacteurs d’enzymes et n’entrent pas dans le bilan réactionnel.
Les vitamines sont de structure et d’origines différentes. Elles peuvent être dérivées de sucres (vitamine C), de stéroïdes (vitamine D) ou d’amines (vitamine B12). Il est courant de les classer en deux groupes, les vitamines hydrosolubles (solubles dans l’eau : vitamines du group B, Vitamine C) et les vitamines liposolubles (solubles dans les graisses : Vitamines A, D, E, K).
Schématiquement, les vitamines hydrosolubles seront absorbées avec l’eau et ne seront pas stockées durablement dans l’organisme, les excédants seront éliminés dans les urines alors que les vitamines liposolubles seront absorbées avec les graisses et seront stockées durablement dans le tissus adipeux ou le foie. Les graisses dans l’alimentation ont donc ici un sens puisqu’elles contribuent à l’absorption des vitamines liposolubles (exemple de la vinaigrette favorisant l’absorption de la vitamine E des carottes râpées).
L’absorption des vitamines se fait principalement au niveau intestinal faisant intervenir soit des transports « actifs », des systèmes de diffusion et dans certains cas l’intervention de réactions métaboliques au niveau de l’intestin modifiant et activant les vitamines. Il est donc important d’avoir un bon équilibre de la flore intestinale afin d’optimiser le transport et les apports en vitamines.
 
La Vitamine D
La vitamine D est une vitamine liposoluble. On a longtemps cantonné la vitamine D à son rôle dans l’équilibre phospho-calcique, son importance dans le maintient de la densité osseuse ou son rôle essentiel dans la prévention du rachitisme chez l’enfant.  Pourtant l’étude des carences en vitamine D a mis en évidence d’autres rôles potentiels de cette vitamine. On a observé par exemple chez les personnes carencées, une augmentation des infections, une baisse de tonus musculaire, un risque accru de maladies cardiovasculaire, de cancers, de diabète ou autres maladies auto-immunes.
Pour être active, la vitamine D doit se lier à un récepteur spécifique un peu comme une l’insuline sur son récepteur. Le récepteur de la vitamine D est capable de se lier sur l’ADN cellulaire de manière spécifique et agir sur l’expression des gènes ciblés. C’est en raison ce mode d’action que la vitamine D classée dans la grande famille des hormones stéroïdiennes. L’utilisation d’analogues de la vitamine D qui ne se lient pas au récepteur nucléaire a permis de mettre en évidence d’autres modes d’actions de la vitamine D, n’agissant pas sur l’ADN mais faisant intervenir une autre forme de récepteur au niveau de la membrane cellulaire. On parle alors d’effets non géniques de la vitamine D.
 
La  Vitamine D :
La vitamine D provenant de la peau ou de l’alimentation est inactive, sous la forme  vitamine D3  (peau, aliments d’origine animale) ou en moindre quantité, sous la forme  vitamine D2 d’origine végétale. Pour être activée la vitamine D doit subir une première transformation dans le foie en 25 hydroxy-vitamine D, la forme circulante qu’on mesure dans le sang pour estimer son statut vitaminique. Pour être activée, la 25-hydroxy-vitamine D doit subir une deuxième transformation dans les reins en 1,25 dihydroxy-vitamine D. La forme active sera transportée vers les tissus cibles grâce à la liaison d’ une protéine de transport, la vitamine D binding protein (DBP). 


Les besoins
On estime qu’une concentration sanguine de 25-hydroxy-vitamine D  >30ng/ml est suffisante et qu’en dessous de 10ng/ml il y a carence. Les apports Journaliers recommandés sont encore sujets à débat. Les valeurs actuelles sont basées sur la santé osseuse et sur la prévention du rachitisme. Certains experts estiment qu’au vus de l’avancée des connaissances et des rôles multiples de la vitamine D, les valeurs actuelles sont sous estimées. Les Apports Journaliers recommandés de 200 UI/j  (Valeur AJR de la directive 2008/100/CE) devraient être doublés voir quadruplés selon certains. La Norvège a d’ailleurs revue à la hausse ses recommandations en conseillant 800 UI/j de vitamine D pour couvrir les besoins journaliers. On estime dans le monde,  à 1 milliard le nombre de personnes carencées en vitamine D. Les populations à risque de carence sont les adolescents, les femmes enceintes, les personnes de plus de 65 ans et les diabétiques.
 
Rôle :
La vitamine D est principalement une  hormone » hypercalcémiante.
·        Au niveau de l’intestin, la vitamine D augmente le transport de calcium vers la circulation sanguine en stimulant l’expression des transporteurs de calcium mais aussi en activant leur ouverture au niveau des cellules intestinales (effet non génique).  A noter que les ions  phosphates suivent passivement le transport calcique, il y aura donc en parallèle une augmentation de la phosphatémie.
·        Au niveau osseux, la vitamine D est cruciale pour la minéralisation. Les os étant la plus grosse réserve de calcium de notre corps, ils pourront aussi libérer du calcium dans le sang cas d’hypocalcémie, sous l’action de la parathormone (PTH) qui active aussi la maturation de la vitamine D3.
·        Au niveau rénal, la vitamine D va activer la réabsorption rénale du calcium.
Comme le récepteur de la vitamine D est présent dans pratiquement tous les tissus, les effets de la vitamine D sur l’organisme sont nombreux et pas tous en liaison avec métabolisme phospho-calcique.  La vitamine D aurait des effets immuno-modulateur, neuro-protecteurs, musculaires, cardiovasculaire, agirait sur la différenciations cellulaires etc..
Une complémentation en vitamine D chez des personnes de plus de 65 ans, diminue de 20% les risques de chute. Ceci est probablement lié aux effets musculaires de la vitamine D.
Un bon statut en vitamine D réduit le risque d’AVC et d’infarctus du myocarde.
 
Les sources :
La source principale est l’exposition aux rayons du soleil. On estime qu’une exposition de la nuque, des avants bras et du visage 15-20 minutes lorsque le soleil est au zénith, 2 à 3 fois par semaines suffirait à couvrir les besoins journaliers. Les personnes à peau brune, vivant dans des régions peu ensoleillées, les personnes obèses, les personnes âgées et les diabétiques sont des populations à risques de déficits ou de carence dans les pays occidentaux où le soleil est moins fréquent. La sédentarisation, l’urbanisme et le travail en intérieur diminuent aussi le temps d’exposition aux rayons du soleil.
Les principales sources alimentaires sont les produits laitiers fortifiés (en France seuls les produits laitiers et les huiles sont autorisés), les poissons gras, les huiles de poisson et les abats. Les céréales, les huiles végétales, les champignons séchés au soleil contiennent de la vitamine D2 qui pourra être transformée en vitamine D dans l’organisme. Les régimes pauvres en lipides ou la consommation excessive de jus végétaux en remplacement de produits laitiers limitent les apports ou ralentissent l’absorption de la vitamine D.
L’alimentation permet d’atteindre péniblement les 200UI/j recommandé en France. Le recours à des aliments fortifiés (produits laitiers enrichis en vitamine D) ou à  des compléments alimentaires à certaines périodes de l’année où l’ensoleillement est le plus faible serait conseillé par certains groupes d’experts. Il est recommandé de demander conseil à son pharmacien ou son médecin avant d’opter pour une complémentation en vitamine D. Des dosages sanguins de 25-hydroxy vitamine D permettent d’estimer votre statut vitaminique et de suivre l’efficacité de la complémentation.
Exemple de quelques aliments sources de vitamine D :
(Pour rappel les apports recommandés journaliers en France sont de 200 UI/j soit 5mg/j de vitamine D)
  • Œufs : 1mg/100g
  • Foie de morue appertisé : 54mg/100g
  • Maquereaux appertisé : 5 mg/100g
  • Sardine appertisée : 7mg/100g
  • Yaourt nature : <1mg/100g
 
Vitamine D et diabète :
Il existerait des  liens entre déficit en vitamine D et augmentation des risques de diabète de type 1. Une étude réalisée en Suède  a montré qu’une complémentation en vitamine D chez des enfants diminuait le risque de  diabète.
Une complémentation en vitamine D chez des patients diabétiques de type 2 améliore la sensibilité à l’insuline et contribue à une meilleure gestion de la maladie.
Le pancréas et les cellules béta pancréatiques sécrétant l’insuline expriment le récepteur de la vitamine D. La vitamine D intervient dans le développement du pancréas et dans ses fonctions endocrines. Une carence en vitamine D, chez l’homme, altère la sécrétion d’insuline en réponse à une charge de glucose. La vitamine D agissant sur les flux de calcium intracellulaire, les effets sur la sécrétion d’insuline pourraient être simplement due à une augmentation de l’entrée de calcium dans la cellule béta-pancréatique ; le calcium activant la libération des vésicules d’insuline. C’est ce que semble démontrer une étude récente sur des souries n’exprimant pas le récepteur pancréatique de la vitamine D mais dont la calcémie est maintenue artificiellement.
Un déficit en vitamine D induit la production de parathormone (PTH) qui active la libération de calcium par les os. Une augmentation du taux de PTH induirait une résistance à l’insuline.
La vitamine D intervient dans le développement neuronal notamment en stimulant l’expression de facteurs neuronaux (NGF, Nerve Growth Factor) qui stimulent la croissance et la maturation des neurones et des nerfs périphériques. Il est encore tôt pour dire si la vitamine D peut influencer l’évolution des neuropathies diabétiques mais il existe une corrélation entre déficit en vitamine D et douleurs neuropathiques chez les diabétiques. L’administration de vitamine D ou d’analogues de synthèse atténuerait ces douleurs.
 
Vitamine D et sport :

La vitamine D ralentirait la sarcopénie (fonte musculaire) chez les personnes âgées et améliorerait ainsi l’autonomie. En agissant sur la taille des fibres musculaires, la force musculaire et la performance des jonctions neuromusculaires, la vitamine D pourrait influencer les performances voir la récupération et la tolérance aux charges d’entrainement. Il a été estimé que 96% des athlètes pratiquant une activité d’intérieur, avaient un taux plasmatique de 25-hydroxy-vitamine D inférieur ou égale à 30ng/ml.
Une augmentation du taux plasmatique en 25 hydroxy-vitamine D par complémentation diminue les douleurs neuromusculaires fréquentes chez les athlètes.
La concentration plasmatique en 25 hydroxy-vitamine D optimale chez les sportifs avoisinerait les 50ng/ml, au-delà de cette concentration plasmatique, les effets sur les performances ne seraient pas significatifs. L’alimentation ne permet pas de couvrir les besoins et une complémentation pouvant atteindre 2000 voir 3000 UI/j serait recommandée suivant un protocole précis. La vitamine D étant stockée dans le foie, il n’est pas nécessaire d’avoir recours à une complémentation tout au long de l’année. Des doses dites de charges à intervalles réguliers permettraient de maintenir une concentration plasmatique de 25-hydroxy-vitamine D proche des 50ng/ml recommandés.
 
Les fibres musculaire de type II, celles de contraction rapide, nécessaires aux efforts explosifs ou a la réception en cas de chutes, sont particulièrement sensibles aux variations de concentration en vitamine D. Une carence en vitamine D réduit la taille et le nombre de fibres de type 2 altérant les fonctions contractiles du muscle, à l’inverse une complémentation restaure le nombre de fibres de type2.
Des études ont montré un effet anti-inflammatoire de la vitamine D. L’administration de vitamine D réduirait la concentration plasmatique de molécules pro-inflammatoires comme le TNF alpha et l’interleukine 6, deux molécules fortement augmentées après un effort intense et/ou prolongé (voir précédent article sur l’inflammation et le sport).
 
 
Conclusion :
La vitamine D n’est pas une vitamine comme les autres du fait de ses modes d’actions au niveau cellulaire. L’exposition au soleil est la principale source de vitamine D de l’organisme. La vie urbaine, le travail en intérieur, l’utilisation de crèmes solaire et le faible ensoleillement diminuent significativement les apports en vitamine D. Les Apports Journaliers recommandés sont réévalués à la hausse dans de nombreux pays (Etats Unis, Norvège, Grande Bretagne..). L’alimentation n’est pas suffisante pour atteindre ces nouvelles recommandations. Les aliments riches en vitamine D sont ceux qui sont le moins consommés (huile de poisson, abats) et les aliments fortifiés sont trop peu nombreux (huile et produits laitiers).
Il existerait des liens entre déficit en vitamine D et développement des diabètes de type 1 et de type 2. Certaines complications à long terme de la maladie pourraient être atténuées par une complémentation en vitamine D. Les effets de la vitamine D au niveau musculaire seraient en faveur d’une complémentation chez les sportifs et les personnes âgées. Les diabétiques y trouveraient un bénéfice dans l’équilibre de leur diabète et dans l’amélioration de certaines complications liées à la maladie.
 
Références:
Hii CS, Ferrante A.
Nutrients. 2016 Mar 2;8(3). pii: E135. doi: 10.3390/nu8030135. Review.
 
Thorand B, Zierer A, Huth C, Linseisen J, Meisinger C, Roden M, Peters A, Koenig W, Herder C.
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Wintermeyer E, Ihle C, Ehnert S, Stöckle U, Ochs G, de Zwart P, Flesch I, Bahrs C, Nussler AK.
Nutrients. 2016 Jun 1;8(6). pii: E319. doi: 10.3390/nu8060319. Review.
 
Shuler FD, Wingate MK, Moore GH, Giangarra C.
Sports Health. 2012 Nov;4(6):496-501. doi: 10.1177/1941738112461621. Review
 
Almurdhi MM, Reeves ND, Bowling FL, Boulton AJ, Jeziorska M, Malik RA
Sports Health. 2012 Nov;4(6):496-501.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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