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Nutrition

Est-ce nécessaire de se supplémenter en sélénium ?


Le sélenium est un oligoélement essentiel à la santé humaine. Les effets bénéfiques pour la santé du sélenium sont principalement dus à ses actions antioxydantes, antiinflammatoires et antivirales.
Le sélénium à sa découverte en 1817 comme un dérivé de l’acide sulfurique et  était longtemps considéré comme toxique. C’est au milieu des années 50 que le sélenium retrouve en regain d’intérêt pour la santé lorsque des expériences chez le rat montrent qu’une supplémentation en sélenium permet de prévenir des lésions du foie chez des rats exposés à des toxiques.  
Au début des années 70 on découvrit que  le sélenium était un élément essentiel dans la structure et la fonction de  la glutathion peroxydase, enzyme importante dans les processus de détoxication. Depuis on a recensé chez l’homme 25 protéines contenant du sélenium et que l’on désigne comme des « sélénoprotéines » avec comme précurseur la sélénocysteine, un acide aminé permettant la fixation du sélenium dans les protéines. Ce sont surtout les sélénoprotéines et la sélénocystéine que nous mangeons.
 
Les sélénoprotéines connues  chez l’homme :

 
Le sélénium est distribué dans tout l’organisme et participe à de nombreuses fonctions métaboliques. Une carence ou un excès en sélénium peut conduire à des troubles graves de l’organisme.

Quelques exemples d’action du sélénium et de sélénoprotéines.

Les effets antioxydants du sélénium dépendent de notre « équipement «  enzymatique. En effet le stress oxydatif ou la production de radicaux libres, normale dans les activités métaboliques, fabrique des radicaux libres piégés d’abord par la superoxyde dismutase (SOD). Cette protéine transforme les radicaux libres en éléments encore plus réactifs  mais qui seront piégés par le glutathion peroxydase. Nous n’avons pas tous les mêmes quantités de SOD, certaines personnes qualifiées de forts métaboliseurs auront une forte activité SOD et donc nécessiteront plus de sélénium pour optimiser l’activité de la gluthation peroxydase afin de contenir la formation de produits réactifs par la SOD. C’est probablement chez ces personnes que les études montrant des effets de supplémentation en sélénium ont été réalisées sans le savoir. C’est la raison pour laquelle une supplémentation en sélénium n’est pas indiquée car rien ne permet de dire si vous êtes dans le cas d’un fort ou faible métaboliseur.

Il existe néanmoins certaines pathologies où le sélénium semble jouer un rôle.

Le métabolisme de l’hormone thyroïdienne est dépendant du sélénium. En effet la iodothyronine deiodinase est une enzyme associée au sélénium qui permet la synthèse de triiodothyronine, la forme active de l’hormone thyroidienne. La glutathion peroxydase protège aussi les cellules de la glande thyroide contre les radicaux libres.  La supplémentation en sélénium c’est avérée efficace contre la thyroïdite d’Hashimoto, une atteinte autoimmune de la glande thyroïdienne.

La fertilité et notamment la spermatogenèse semble sensible au sélénium.Certaines études ont montré une relation inverse entre fertilité et taux de sélénium sanguin avec un taux d’infertilité élevé chez  les hommes carencées en sélénium.

Des sélénoprotéines interviennent aussi dans la synthèse de protéines musculaires et dans le tonus musculaire. Une atrophie des muscles et un défaut de contraction a été observée chez des personnes carencées.

Enfin des liens existeraient entre la sélénémie (taux sanguin en sélénium) et l’équilibre glycémique. On a observé des glycémies élevées et une augmentation de diabètes de type 2 dans des populations carencées en sélénium. Malgré tout aucune étude n’a permis de montrer qu’une augmentation de la sélénémie par supplémentation en dose de charge améliorait le profil glycémique des personnes carencées. Plus récemment une étude chinoise semble allez dans le sens opposé en montrant une augmentation de la prévalence de diabète de type 2 dans des populations à sélénémie élevée.

Des troubles cognitifs ont été décrits chez des personnes carencées ainsi qu’une corrélation inverse entre taux de sélénium sanguin et maladies coronariennes.

Sélénium et alimentation :

Le sélénium entre dans la chaine alimentaire par les plantes. La concentration en sélénium des aliments consommés dépend grandement de la concentration en sélénium des sols où ont lieu les cultures. Dans le monde la quantité de sélénium dans le sol varie énormément d’un taux déficient jusqu’à des niveaux toxiques.
Des taux élevés en sélénium sont retrouvés aux Etats Unis, au Canada, en Amérique du sud et au Japon tandis que des taux bas sont retrouvés dans les sols européens particulièrement en Europe de l’est.
En Chine des régions pauvres ou riches en sélénium existent. La maladie de Keshan est une myocardite ,anomalie cardiaque entrainant une hypertrophie du myocarde et une insuffisance cardiaque  causée par une carence en sélénium. Cette anomalie cardiaque se retrouve surtout dans la région de Keshan, en Chine, ou la population est carencée. Une supplémentation en sélénium améliore les fonctions cardiaques des personnes atteintes de la maladie.
Surdosage.
Un surdosage en sélénium peut conduire à des problèmes de santé, regroupés sous le nom générique de sélénose. Généralement la sélénose est caractérisée par une haleine chargée (odeur d’ail), chute de cheveux ou des cheveux cassant et perte des ongles ou des ongles abimés et tachés, des tâches cutanées, des nausées voir dans les cas les plus graves des œdème pulmonaires ou des troubles cognitifs.

Les apports recommandés
L’écart entre la dose minimum et la dose maximum toxique en sélénium est très faible. On estime que les apports quotidiens devraient être de 60mg/j chez l’homme et 53mg/j chez la femme. L’OMS a estimé qu’un apport minimum de 19mg/j permettait de prévenir les maladies liées à une carence sélénique.

Où trouve-t-on du sélénium ?
Le sélénium présent dans les aliments est majoritairement sous forme organique c’est-à-dire contenu dans les protéines et non comme minérale isolé (sels de sélénium). La teneur des aliments en sélénium dépend principalement de la richesse des sols en sélénium mais aussi des aliments utilisés pour l’élevage.
On retrouve surtout le sélénium dans les céréales et les produits dérivés comme le pain, la viande, les poissons, les œufs, le lait et les produits laitiers.
A noter que des teneurs importantes  en sélénium  ont été relevées dans des noix du Brésil avec des valeurs de l’ordre de 500 mg/kg de poids frais .

En France, les plus fortes concentrations en sélénium sont retrouvées dans les abats (300mg/kg), les mollusques et crustacés (250 mg/kg) et les poissons (200 mg/kg). Pour les autres groupes d’aliments (fruits et légumes) les concentrations sont  inférieures à 0,1 mg/kg.
 
Supplémentation ?

A moins d’avoir une certitude dans le taux sanguin en sélénium et le niveau de carence, la supplémentation en sélénium n’est pas conseillée. En raison d’une courbe en U des effets et d’une fenêtre restreintes entre les doses pour des effets bénéfiques ou délétères, la supplémentation agit « en aveugle ». Encore une fois une alimentation variée avec des céréales complètes, des légumes secs, des produits laitiers et quelques noix/noisette/amandes en collation permet de couvrir ses besoins.

 Références:
Jablonska E, Reszka E, Gromadzinska J, Wieczorek E, Krol MB, Raimondi S, Socha K, Borawska MH, Wasowicz W.
Nutrients. 2016 Dec 13;8(12). pii: E772

Schomburg L.
Nutrients
. 2016 Dec 30;9(1). pii: E22. doi: 10.3390/nu9010022

 
 
 


 

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