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Nutrition

La musculation bonne pour le diabète ?


L’exercice physique est maintenant devenu une évidence dans la prévention de maladies métaboliques comme le diabète ou l’obésité.
Les muscles représente en moyenne 40% du poids total de notre corps et c’est pour cette raison qu’on a longtemps estimé que les muscles pouvaient jouer le rôle de « pompe » consommant l’excédant d’apport d’énergie un peu à l’image du tissu adipeux qui lui stock les excès d’apport en sucres et graisses sous forme de lipides.

Depuis une petite décennie, le muscle est aussi considéré comme un tissu endocrine, c’est-à-dire produisant et libérant des peptides (petites protéines) pouvant agir sur le foie et le tissu adipeux. En effet on a remarqué par exemple que lors d’un exercice physique, le foie libérait du glucose à partir de ses réserves de glycogène seulement lorsque le muscle avait brulé ses propres réserves, il y a communication entre ces deux organes. L’exercice musculaire influence également la répartition du tissu adipeux dans l’organisme (plus sous la peau moins autour des viscères) avec des effets bénéfiques sur l’inflammation et la résistance à l’insuline.
Le muscle en contraction libère dans la circulation sanguine des protéines capables d’interagir sur le pancréas, le tissu adipeux, le foie modifiant ainsi le métabolisme du glucose ou des lipides. La production et la libération de ces protéines dépend de la contraction musculaire.

En observant les effets de ces molécules produites par le muscle en contraction, on imagine bien que la contraction musculaire sous forme d'exercice de musculation "leger" pourrait être bénéfique au personnes diabétiques ou en surpoids sans nécessairement faire perdre du poids!


Quels sont ces molécules produites par les muscles et comment agissent elles ?
Elles sont nombreuses et certaines n’ont pour l’instant que des actions décrites chez la souris ou des effets moindres chez l’homme.
 
Le FGF21 (Fibroblast Growt factor 21).
C’est un facteur de croissance produit et libéré par les muscles au cours de la contraction. L’exercice musculaire augmente la concentration sanguine de FGF21 qui agit non seulement sur la croissance musculaire mais aussi au niveau du tissu adipeux en stimulant la dégradation des graisses. La production de FGF21 serait aussi apar l’insuline. Au cours d’un exercice musculaire la sécrétion d’insuline est abaissée mais augmente de nouveau lorsque l’exercice s’arrête. Ce phénomène permet par exemple de « refaire «  les stocks de glycogène en stimulant l’entrée de glucose dans les muscles. En stimulant la synthèse de FGF21, l’insuline contribue aussi à al réparation et à la croissance musculaire après l’exercice.
 
Acide b-aminoisobutyric (BAIBA)
La concentration plasmatique en Acide b-aminoisobutyric augmente au cours de l’exercice musculaire. Le BAIBA abaisse la concentration sanguine de glucose, de triglycérides et de cholestérol sans augmenter la masse musculaire. Chez la souris, des injections de BAIBA miment les effets métaboliques de l’exercice physique. Le BAIBA stimulerait la dégradation des graisses dans le foie pour produire de l’énergie. Une activité physique régulière a pour effet notamment de diminuer la stéatose c’est-à-dire l’accumulation de graisses dans le foie qui a des conséquences délétères à long terme (cirrhose, fibrose et cancer du foie).

Interleukine-6 (IL-6)
L’interleukine-6 est produite principalement par les muscles bien que le tissu adipeux soit aussi capable d’en synthétiser. Au cours de l’exercice musculaire, la concentration sanguine d’IL-6 augmente d’un facteur 100 ! La sécrétion d’IL-6 est plus importante dans les exercices musculaires courts et intenses, excentriques (résistance à une charge avec allongement du muscle agoniste) plutôt que concentrique (rétrécissement du muscle agoniste)
 
L’interleukine-6 va activer la différentiation de cellules souches (myoblastes) en cellules musculaires, favorisant à la fois la réparation et la croissance du muscle. L’IL-6 va aussi stimuler le transport de glucose musculaire et améliorer la sensibilité à l’insuline. Des études ont montré que la musculation avec des exercices excentriques permettait d’améliorer l’équilibre glycémique chez des femmes diabétiques de type 2.
L’IL-6 stimule l’utilisation musculaire des lipides (mais pas du tissu adipeux), augmente la production de glucose par le foie au cours de l’exercice (en partie responsable de l’hyperglycémie observée chez les diabétiques au cours d’exercices de musculation) et aurait un rôle anti-inflammatoire en bloquant la production de TNF-a.
L'inflammation est prédominante chez les personnes en surpoids et/ou diabétiques et la production d'IL-6 au cours d'un exercice musculaire pourrait diminuer cette inflammation ce qui améliore la sensibilité à l'insuline et diminue les risques de maladie cardiovasculaires.

Interleukine-4
L’interleukine-4 a plutôt une action paracrine c’est-à-dire qu’elle est produite dans le muscle et agit sur le muscle. L’interleukine-4 est produite au cours de la contraction musculaire et permet la fusion des myoblastes( cellules souches musculaires) en myotubes (cellules musculaires différenciées).

Interleukine-8
Contrairement à l’IL-6, l’interleukine-8 est surtout produite au cours d’un exercice musculaire d’endurance et non concentrique de courte durée. L’interleukine-8 permet la prolifération des capillaires sanguins dans le tissu musculaire améliorant ainsi l’apport en oxygène et nutriments au muscle en activité.

Interleukine-15
Cette molécule expliquerait que certaines personnes en surpoids soient en « bonne santé ». L’interleukine-15 est produite lors d’une contraction musculaire et surtout dans des exercices de type musculation. L’interleukine-15 augmenterait le transport de glucose musculaire et diminuerait la taille du tissu adipeux viscérale sans modifier le tissu adipeux sous-cutanée ;
Le tissu adipeux viscéral, produisant du cortisol, est le tissu adipeux responsable de l’insuline-résistance. Le tissu adipeux sous cutanée (sous la peau) n’est pas considéré comme « mauvais » pour la santé. Ainsi, des personnes en surpoids mais pratiquant une activité musculaire régulière ne présente pas de signes d’intolérance au glucose, de résistance à l’insuline ni d’inflammation chronique.

Brain-Derived Neurotrophic Factor (BDNF)
Comme son nom l’indique, le BDNF est surtout produit par le cerveau. Il agit sur la croissance neuronale et jouerait un rôle dans la mémoire, l’apprentissage et interviendrait dans le ralentissement de la progression de la maladie d’Alzheimer. Au niveau périphérique, le BDNF réduit l’appétit et abaisse la glycémie. Les personnes obèses ou diabétiques de type 2 auraient des taux circulants de BNF bas.
Il a montré que le muscle était capable de synthétiser du BDNF au cours de la contraction. Ce BNF n’est pas relargué dans la circulation sanguine mais agirait sur la croissance et la réparation du tissu musculaire.

Conclusion:
Au regard des effets de l'exercice musculaire sur le métabolisme du glucose, des lipides et de l'inflammation, la pratique régulière d'un sport ne peut être qu'encouragée. Le muscle n'est plus qu'un simple tissu contractile mais produit et libère des molécules agissant comme des hormones sur le foie et le tissu adipeux. Des exercices de faibles durée et de contractions modérées améliore la sensibilité de l'organisme à l'insuline et diminue l'inflammation chronique qui augmente les risques de maladies cardiovasculaires. Il est difficile pour une personne en surpoids ou diabétique de s'astreindre à une activité d'endurance, souvent frustrante et mal acceptée. L'utilisation de poids et la pratique d'exercices excentriques d'intesnité modérée en salle ou à la maison est plus abordable et semble bénéfique aux personne diabétiques.

 

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