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Nutrition

sommeil et métabolisme des sucres

L'augmentation dans le monde du nombre de personnes en surpoids et/ou diabètiques atteint des seuils épidémiques.  Des campagnes à l'échelle nationnale promouvant l'activité physique (la mode du sport en prescription!), une alimentation saine (5 fruits et légumes par jours!) n'ont pas permi jusqu'à présent d'inverser la courbe.

D'autres facteurs de risques autres que la sédentarité ou "la malbouffe" pourraient être importants dans le développement de ces maladies et parmi ces facteurs de risque le manque de sommeil jouerait un rôle non négligeable.



On sait maintenant que les personnes travaillant de nuit sont plus à risque de développer des maladies cardiovasculaire, un diabète ou d'être en surpoids. Des études ont montré par exemple que pendant la nuit le métabolisme de base diminuait ainsi que la dépense d'énergie associée au métabolisme des aliments ingérés. De plus, pendant la nuit l'appétance pour des aliments denses en énergie (gras et sucrés) sérait accrue.

Le manque de sommeil impacterait aussi le métabolisme énergétique et particulièrement celui des sucres .

La qualité du sommeil se dégrade avec la multiplication des écrans, les sollicitations diverses (emails, sms, réseaux sociaux), la consommation innapropriée d'excitants (café, thé, alccol), le bruit et la vie sociale (sorties nocturnes etc..).

Lorsque la durée du sommeil diminue, l'apport calorique augmente inconsciement avec l'augmentation des apports sucrés sous formes de snacks. 
Le plus inquiétant sont les modifications métaboliques et hormonales associées au manque de sommeil.

La réduction du sommeil à 4 heures par nuit diminue de 40% l'élimination du glucose sanguin après un test de tolérance au glucose (ingestion orale d'une dose calibrée de glucose). Ce même test de tolérance montre également une augmentation de la résistance à l'insuline de 30%.


L'insuline est une hormone pancréatique produite principalement en réponse au glucose, un sucre simple présent dans nos aliments. Lorsque le glucose sanguin augmente (glycémie), la sécrétion d'insuline est activée afin de permettre à l'excédant de glucose d'entrer dans les cellules musculaires ou adipeuses. On parle de resistance à l'insuline lorsque plus d'insuline est nécessaire pour permettre l'entrer de glucose dans les cellules.

L'intolérance au glucose est observée lorsqu'une charge de glucose donnée (intraveineuse ou orale) n'induit pas une bonne sécrétion d'insuline suffisante pour abaisser la glycémie.

L'intolérance au glucose a été observée  chez des personnes dont le sommeil a été réduit à 5h/nuit pendant 14 jours. Au bout d'une semaine de réduction du sommeil, une intolérance au glucose et une résistance à l'insuline est déjà présente.

Lorsque le sommeil est perturbé (sonnerie de téléphone ou notification d'email), le taux d'acides gras circulant dans le sang augmente or ce sont ces acides gras qui sont en partie responsables de la résistance à l'insuline.
Ce pourrait être une des explications des effets de la réduction du sommeil sur l'action de l'insuline.

Les variations de cortisol (pic vers 4h du matin) qui stimule la libération de glucose par le foie sont une hypothèse qui a été écartée.

La privation de sommeil ou la baisse de qualité du sommeil impacte donc le métabolisme des sucres pouvant à long terme conduire au développement d'un diabète même si aucune étude ne permet d'etre afffirmative sur ce point.

Ce qui est rassurant c'est que ce phénomêne est réversible. En effet, lorsque le sommeil est rallongé d'une heure par nuit chez des personnes dormant environs 6h/nuit, la sensibilité à l'insuline est restaurée et le métabolisme des glucides s'améliore au bout d'une semaine. 


Les recommandations actuelles sont de dormir au minimum 7h chez l'adulte. Rien ne sert d'allonger ses nuits si elles ne sont pas de qualité c'est la raison pour laquelle les écrans ne sont pas conseillés en soirée ni de dormir avec un téléphone à proximité.
les excitants comme le café, le thé seront exclus après 16h et seront remplacés par des tisanes, la passiflore et la verveine seront privilégiées en soirée. La consommation d'alcool et de produits sucrés sera limitée le soir.
Téléphones potables et tablettes seront débranchées et hors de la chambre.

Les études sont encore peu nombreuses mais les quelques résultats sont suffisament explicites pour être pris au sérieux. Les mécanismes de tels changements métaboliques ne sont pas connus et les effets sur des sujets diabétiques ne sont pas étudiés.

Références:
Copinschi G, Leproult R, Spiegel K.
Front Horm Res. 2014;42:59-72

Spiegel K, Tasali E, Leproult R, Van Cauter E.Nat Rev Endocrinol. 2009 May;5(5):253-61. doi: 10.1038/nrendo.2009.23. Review.

Buxton OM, Cain SW, O'Connor SP, Porter JH, Duffy JF, Wang W, Czeisler CA, Shea SA.
Sci Transl Med. 2012 Apr 11;4(129)




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