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Nutrition

Diète alternée et changements métaboliques


L’obésité et le surpoids gagnent du terrain dans tous les pays occidentaux y compris dans les pays en développement. La sédentarité et la disponibilité 24h/24h 7j/7j d’aliments à forte densité calorique sont les principales causes de cette épidémie.
Les nombreuses tentatives de réduction des apports caloriques (régimes hypocaloriques, utilisation d’édulcorants..) ou d’augmentation de la dépense énergétique par la pratique régulière d’une activité physiques n’ont eu que des résultats mitigés sur la perte de poids à moyen (6 mois) ou long terme (>1an).
Perdre quelques kilos lorsqu’on est obèse ou en surpoids améliore la sensibilité à l’insuline des tissus (moins de risque de diabète ou amélioration de l’équilibre), diminution des marqueurs d’inflammation « bas-grade » responsable en partie du diabète de type2, amélioration des fonctions cardiovasculaires, diminution des douleurs articulaires. Malheureusement les régimes hypocaloriques sont rarement suivis sur une période longue (The future of obesity: new drugs versus lifestyle interventions.Scheen AJ. Expert Opin Investig Drugs. 2008 Mar;17(3):263-7. doi: 10.1517/13543784.17.3.263).
Parmi les différents régimes hypocaloriques existants, le régime 5 :2 serait plus facile à maintenir dans la durée avec de bons résultats à la fois sur la perte de poids mais aussi sur le métabolisme de l’organisme.
 
Le régime 5 :2 consiste à réduire ses apports caloriques quotidiens à 25%  des apports caloriques totaux recommandés (500Kcal pour une femme, 600Kcal pour un homme en moyenne) pendant 2 jours non consécutifs de la semaine et de manger ce que l’on veut les jours restants tout en respectant les apports caloriques totaux conseillés pour son âge, son sexe et son niveau d’activité physique.

Le régime 5 :2 est une diète intermittente (ou diète alternée) qui a plusieurs variantes possibles :

1)      Le jeûne alterné qui consiste à ne rien manger pendant au moins 12h (du diner la veille au déjeuner du lendemain) un jour sur deux.
2)      La diète du lendemain consistant à ne rien manger un jour sur deux et de festoyer les jours suivant.
3)      La restriction calorique du lendemain (régime 5 :2) qui est une variante moins dure de la précédente en s’accordant un jours sur deux des mini repas ne dépassant pas un apport calorique total de 25% des apports conseillés pour sa tranche d’âge (500Kcal pour une femme et 600Kcal pour un homme en moyenne) et de manger sans restriction les autres jours.
 
Parmi ces diètes alternées, Le Ramadan en est une également même s’il y a une dimension spirituelle supplémentaire.  Certaines études ont montré un bénéfice notable pour la santé du Ramadan avec une perte de poids et une amélioration des fonctions cardiovasculaires et métabolique (baisse de la résistance à l’insuline) The Effects of Ramadan Fasting on Body Composition, Blood Pressure, Glucose Metabolism, and Markers of Inflammation in NAFLD Patients: An Observational Trial.Aliasghari F, Izadi A, Gargari BP, Ebrahimi S.J Am Coll Nutr. 2017 Nov-Dec;36(8):640-645. doi: 10.1080/07315724.2017.1339644. Epub 2017 Sep 18.
Il faut bien distinguer les diètes alternées aux jeûnes prolongés pratiqués encore de nos jours par certaines médecines traditionnelles ou pratiques naturopathiques. Contrairement à la diète alternée, le jeûne prolongé peut entrainer des troubles graves de l’organisme.
 
Ce sont par exemple la formation de calculs rénaux avec une hyper-uricémie due à au métabolisme des protéines, des risques d’œdèmes, une diminution de la densité osseuse, un disfonctionnement hépatique (baisse de facteurs de coagulation, diminution du glutathion..), une acidose métabolique, une carence en thiamine avec risque d’encéphalopathie.
Contrairement aux jeûne prolongé, la diète alternée est plus accessible et apportent de nombreux bénéfices sur la santé.

La diète induit de profonds changements métaboliques

Lorsque nous jeûnons, notre organisme modifie son métabolisme et change de carburant un peu à l’image d’un véhicule hybride ou « flexfuel ». Lorsque nous mangeons, nous consommons des glucides (amidons, sucres des fruits et légumes etc..) qui donnent du glucose,  la source d’énergie favorite de notre organisme car facilement et rapidement utilisable. Certains organes ou tissus (reins, globules rouges..) ne peuvent utiliser que le glucose comme source d’énergie. Pendant un jeûne,le foie permet la fourniture de glucose aux tissus grâce d’abord à ses réserves de glycogène (des molécules de glucose accrochées entre elle) puis en transformant les acides aminés (constituants des protéines) en glucose. Le glycogène fournira du glucose pendant 10-12h mais au-delà une autre forme d’énergie doit se substituer au glucose pour épargner les protéines. Les graisses seront cette source d’énergie alternative par leur métabolisme en corps cétoniques.
Il y a donc un changement de « fuel » énergétique lorsque nous jeûnons. L’organisme passe d’un mode « stockage » d’énergie sous forme de graisse à un mode « consommation » d’énergie en « puisant» dans le stock de graisses.

Corps cétoniques et fonctions cognitives :

  Les muscles et le cerveau ont la capacité d’utiliser les corps cétoniques comme source d’énergie. Au cours du jeûne, les adipocytes (cellules graisseuses) libères des lipides dans la circulation sanguine pour être métabolisés en corps cétoniques par le foie et les astrocytes du cerveau. Ce sont les corps cétoniques qui donnent l’haleine fétide au cours du jeûne. La production de corps cétonique est significative à partir de 12h de jeûne. Les corps cétoniques sont un excellent carburant pour les muscles pendant un exercice physique d’endurance de plus d’une heure.  Il n’est pas rare de voir des personnes qui se disent en pleine forme après un jeûne thérapeutique de plusieurs jours et ce en raison d’un effet euphorisant des corps cétoniques.
Les corps cétoniques améliorent les connections neuronales et active les fonctions cognitives. C’est un mécanisme nécessaire à la survie car pendant une période de disette, notre ancêtre chasseur cueilleur devait avoir toute sa tête pour pouvoir chasser ou trouver de la nourriture.
 
Les corps cétoniques sont des activateurs de l’expression de BDNF (brain derived neurotrophic factor) une protéine, semblable à un facteur de croissance, produite dans le cerveau et qui joue un rôle important dans la croissance neuronale, l’apprentissage et la mémoire en activant les jonctions entre les neurones. Le BDNF stimule aussi la formation de nouvelles mitochondries qui sont le site de production des corps cétoniques et de la respiration cellulaire. Le BDNF est un facteur important dans la mémoire et serait responsable de l’effet antidépresseur observé après un exercice physique. Pour ces raisons sans doute, la diète alternée qui stimule la production de BDNF montre des résultats encourageant sur des maladies neuro-dégénératives comme Alzheimer ou Parkinson, mais aussi sur le ralentissement de la sénilité.

Diète alternée, perte de poids et métabolisme :
 
Les effets de la diète alternée sur la résistance à l’insuline sont bien documentés. La résistance à l’insuline s’installe lorsque l’insuline produite par l’organisme n’est plus suffisamment efficace pour permettre un bon contrôle de la glycémie. La résistance à l’insuline est synonyme d’hyperglycémie (trop de glucose dans le sang) associée à une hyperinsulinémie (trop d’insuline dans le sang). Le surpoids, une alimentation riche en graisses et sucres, conduisent à la formation de molécules qui interfèrent avec le bon fonctionnement de l’insuline. L’inflammation « bas-grade » liée à une alimentation trop riche, est un des facteurs responsable de la résistance à l’insuline.
Une simple diète de 12h tous les 2 jours permet une amélioration significative de la sensibilité à l’insuline associée à une amélioration de l’équilibre glycémique et une diminution des risques de développer un diabète de type 2 chez les personnes en surpoids.
Une diminution des marqueurs de l’inflammation « bas-grade » comme les taux sanguin de TNF-alpha, IL-6 et IL15 diminuent après une diète alternée de quelques jours.
En plus d’agir sur l’inflammation, la diète alternée aurait aussi des effets sur le microbiote intestinal (IntermittentFasting Promotes White Adipose Browning and Decreases Obesity by Shaping the Gut Microbiota.Li G, Xie C, Lu S, Nichols RG, Tian Y, Li L, Patel D, Ma Y, Brocker CN, Yan T, Krausz KW, Xiang R, Gavrilova O, Patterson AD, Gonzalez FJ.Cell Metab. 2017 Nov 7;26(5):801).
 
Le microbiote intestinal représente les bactéries, les levures, les virus qui vivent harmonieusement dans notre intestin. Lorsque l’harmonie est présente on parle de symbiose tandis qu’on parlera de « dysbiose » lorsqu’une population de bactérie, de levure ou de virus prendra le dessus sur les autres entrainant des déséquilibres de la flore intestinale. On sait maintenant que le microbiote des personnes obèses est différent de celui des personnes en bonne santé. Le métabolisme des fibres par les bactéries intestinales produit des acides gras à chaine courte (acétate, proprionate, butyrate) qui jouent un rôle sur le microbiote mais aussi sur l’organisme entier.
Ainsi, le butyrate activerait la satiété et améliorerait la sensibilité à l’insuline en stimulant par exemple la production de GLP-1. La diète alternée modifie la qualité du microbiote avec un plus grand nombre de bactéries favorables à la production de butyrate expliquant les effets bénéfiques sur la prise alimentaire et la sensibilité à l’insuline.
En conclusion, la diète alternée n’est peut-être pas le régime miracle que nous attendant en réponse à la croissance épidémique de l’obésité dans les pays industrialisés ou en voie de développement mais elle apporte des solutions qui peuvent être adaptées par chacun selon son mode de vie. Il est plus simple de réduire drastiquement ses apports caloriques dans une journée que de modifier complètement ses habitudes alimentaires.  Même si la perte de poids reste modeste (3 à5 kg sur 1 an), les effets métaboliques sont suffisamment important pour permettre une amélioration de l’état de santé et réduire les risques de développer des maladies comme le diabète de type2 ou Alzheimer.

Curr Gastroenterol Rep. 2017 Nov 9;19(12):61. doi: 10.1007/s11894-017-0603-8. Review

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